Un projet pour la médecine spécialisée :
un syndicat pour le porter, Avenir Spé

Pourquoi une nouvelle représentation : Avenir Spé ?

C’est une question légitime. N’y a-t-il pas assez de syndicats pour représenter la médecine libérale ? La bonne question est plutôt : les syndicats polycatégoriels peuvent-ils faire face aux défis auxquels se confronte la médecine libérale en 2020, encore plus après cette crise sanitaire ?

Il est clair que défendre en même temps les aspirations de la médecine générale et des dizaines d’autres spécialités est un exercice d’équilibriste permanent qui a fragilisé la défense des spécialités. En effet, depuis le début des années 1980, la médecine générale est essentiellement représentée par une structure mono-catégorielle derrière laquelle courent en permanence les branches de médecine générale des syndicats polycatégoriels. L’essentiel des réunions de négociation de la convention, ou de l’organisation en médecine de ville avec les pouvoirs publics, tourne autour de la problématique de la médecine générale et cela est clairement lié à cette réalité syndicale déséquilibrée.

Il n’existe pas de syndicat fort de médecins spécialistes en miroir, la peur de heurter des branches généralistes provoque au sein des centrales polycatégorielles une autocensure.

Un syndicat supplémentaire, n’est-ce pas le risque d’affaiblir l’ensemble de la représentation syndicale ? Commentaire souvent entendu ; qui peut affirmer que MG-France et Le Bloc n’ont pas amené une amélioration de la défense des médecins libéraux qu’ils représentent ? Dans la crise du COVID 19, les résultats sont caricaturaux.

La majorité des spécialités a pris la décision de faire évoluer notre représentation et de mettre sur pied, par la modification des statuts de l’UMESPE, une fédération autonome « Avenir Spé » où chacune d’entre elles pourra efficacement défendre ses intérêts dans le cadre d’une démarche globale prenant en compte l’intérêt général de la population.

Une seule représentation syndicale spécialiste, voici un Objectif.

Des Constats, des Questions, des Réponses

  • Une administration totipotente, totalitaire, voilà un constat que nous avions fait depuis longtemps, situation qui s’est révélée lors de cette sortie de crise dans tous les secteurs de la santé. Etat dont ont été victimes, voire complices, les syndicats en raison de leur faiblesse de représentation, d’une dérive technocratique installée dans les conventions, les lois de santé successives, qu’ils ont voulu accompagner pour continuer à vivre politiquement. Ils ont été manipulés, instrumentalisés par l’idéologie technocratique dont, pour la santé, seul le modèle anglosaxon est l’idéal. La crise vient de nous montrer les limites de ce système.
  • Une convention dont les éléments de négociation sont définis et élaborés par l’État dans une pensée énarchique. Depuis combien de temps les actes n’ont pas été revus, avec des tarifs en baisse, jamais à la hausse ? Peut-on arrêter la course à l’acte et la dévalorisation de notre métier ? Une convention, c’est aussi avoir des droits et nous n’admettrons plus les conditions de contrôle d’activité des caisses, faisant fi du respect des droits individuels de défense, une atmosphère peu propice à la pensée et à l’innovation. Comment faire évoluer nos métiers dans une ambiance où suspicion rime avec stigmatisation remettant en cause constamment la pertinence de nos prises en charge et de nos cotations. Nous n’engagerons pas la polémique de la pertinence des décisions dans la crise du COVID 19, d’autres s’en chargeront.
  • Des Obligations, certainement, notamment en termes d’accessibilité à des soins de qualité et ce sur l’ensemble du territoire. Une responsabilité qui nous incombe collectivement. Il faut Intégrer notre démarche libérale dans une organisation collective, définissant le rôle de chacun et en définissant les tâches dans le cadre d’une réflexion territoriale.
  • Construire avec les Usagers en partageant la connaissance.
  • Ouvrir très largement le numérique en l’intégrant dans nos pratiques. Déjà un pôle d’innovation se construit avec des acteurs fiables.
  • Engager, de façon pragmatique, une réflexion sur le partage des tâches et ne pas laisser, encore une fois, l’administration s’emparer de ce sujet. La gestion des IPA a été désastreuse !
  • Donner des réponses à de vraies questions : définir un parcours de soins ? Un généraliste, puis un spécialiste ? Faut-il remettre en cause la loi de 2004 et discuter l’accès direct au spécialiste ? ….

Autant de Constats, de Questions, de Réponses qui ont lieu d’être et qui doivent être porter dans un projet politique, construit avec l’ensemble des syndicats de spécialités et les adhérents. Projet qui a vocation à être évolutif, qui sera force de propositions dans le cadre du Ségur de la santé mis en place par le gouvernement en début de semaine.

Notre conviction est que la défense la médecine spécialisée ne pouvait passer que par le bouleversement du paysage syndicat libéral actuel pour qu’il soit, non seulement, plus efficace mais plus lisible par tous les médecins libéraux.

Avenir Spé

Avenir Spé, c’est la volonté de fédérer pour construire un avenir à l’exercice de la médecine spécialisée libérale en respectant son environnement, notamment nos collègues généralistes avec qui nous avons des liens forts. Nous cherchons toutes les bonnes idées partout où elles se trouvent, sans sectarisme, nous acceptons les critiques.

 Avenir Spé, c’est un syndicalisme rénové, avec des jeunes, c’est un syndicalisme de service, accompagnant collectivement et individuellement les collègues dans leur environnement quotidien.

 Avenir Spé, c’est redonner à notre profession de nouveaux objectifs, des perspectives aux plus jeunes, une joie d’exercer notre métier sans avoir peur des mutations que nous sommes en train de vivre.

Accompagner notre profession quotidiennement

Être professionnellement solidaire

Se reconnaitre dans ces valeurs

Affirmer et défendre ce que nous sommes

 

C’est ADHÉRER à AVENIR SPÉ

Page d’adhésion
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Dr. Patrick GASSER
Président