Document de synthèse pour les Armées

A lire +++ (16/03/2020)

  • Aspects virologiques et épidémiologiques du SARS-CoV-2
  • Aspects cliniques de COVID-19
  • Stratégies de gestion de l’épidémie en phase 3 (phase épidémique)
  • Mesures prophylactiques
  • Organisation des filières et unités de soins
  • Prise en charge d’un cas de COVID-19

Autres synthèses sur les connaissances et stratégies

Estimations épidémiologiques et effet des mesures prophylactiques dans 11 pays européens – 30 mars 2020 -Imperial College COVID-19 Response Team

2e volet du point sur les connaissances avec le Pr Matthieu Revest – professeur à l’Université de Rennes 1, infectiologue, responsable médical pour les maladies infectieuses émergentes pour le service de maladies infectieuses et réanimation médicale du CHU de Rennes. 26/03/2020

Travaux de la HAS  : téléconsultation, scanner thoracique, grossesse, maladies chroniques, psychiatrie et confinement, vaccinations, actes professionnels

Synthèses de presse de l’INSERM – 27 mars 2020 :

  • Les médecins hospitaliers autorisés à prescrire de la chloroquine
  • Les malades du coronavirus plus nombreux en ville qu’à l’hôpital

Le projet Flatten COVID

Animé par des étudiants toulousains, le projet a pour vocation de proposer un accès simple et rapide à tous les professionnels de santé aux informations et aux démarches à prendre vis-à-vis du coronavirus. Ils proposent

  • Une Bibliographie : avec un résumé traduit en français et les liens vers les articles originaux si vous souhaitez lire l’article dans ses détails.
  • Des Fiches : mises à jour le plus rapidement possible en fonction des nouvelles données de la science, et comportent les sources avec lesquelles elles ont été rédigées.
  • Des Ressources : un ensemble de liens utiles vers différentes pages
  • Des Vidéos :  multilingues présentant les mesures barrières
  • Une Newsletter

Infection à COVID-19 et anticoagulation

Protocole du CHU de Rennes – 14/04/2020

Scanner thoracique

Indications du scanner thoracique – HAS 08/04/2020

60 % de personnes infectées pour parvenir à l’immunité collective

Selon Catherine Hill, épidémiologiste : voir le JDD

  • Dans l’hypothèse où une personne infectée en contamine en moyenne 2,5 autres, il faudrait que 60% de la population soit touchée pour que l’épidémie cesse de manière naturelle, si aucune mesure de confinement n’avait été prise.
  •  Cette proportion correspond à ce qu’on appelle l’immunité collective. Elle serait atteinte quand 40 millions de Français sont infectés.
  • Il faut s’attendre à 64 000 morts du coronavirus.

Contamination par les aérosols

Les gouttes de salive émises par l’homme retombent rapidement sur le sol, mais les aérosols de microgouttes restent longtemps en suspension. Le seul moyen de les évacuer est d’ouvrir au moins 2 fenêtres pour créer un courant d’air.

Recommandations concernant les masques

Spécifications AFNOR pour la fabrication des masques

Gestion et utilisation des masques

Mesures barrières

Elimination des déchets contaminés

En établissement de soins, les déchets contaminés relèvent du circuit DASRI. Voir le site.

Chez les particuliers, les déchets d’un patient contaminés par un patient COVID+ doivent être mis dans un sac plastique placé dans les ordures ménagères. Ne pas le mettre avec les produits recyclables ! Fiche de recommandations, cliquez ici

Ne pas confondre PCR et contagiosité : de la problématique du dépistage de masse

Le problème majeur est que les tests de PCR actuellement disponibles ne sont pas adaptés à faire du dépistage (ils n’ont pas été fait dans cette optique). Il n’y a qu’un lien ténu entre le résultat et la contagiosité alors que c’est ce qu’on aimerait connaitre.

Le test a été fait pour confirmer ou infirmer un diagnostic chez quelqu’un de symptomatique. Dans cet usage un bon test.

Par contre, le test chez quelqu’un qui n’a pas de symptôme peut être négatif car la sécrétion virale est faible et pas nécessairement localisée sur tout l’épithélium nasopharyngé. Ainsi, le résultat est dit (un peu abusivement) « faussement négatif » : il faut comprendre que le test est négatif à l’endroit où le prélèvement a été fait mais que de 20 à 30% des cas, le virus est excrété ailleurs dans la sphère des voies aériennes supérieures et que donc la personne est en fait contagieuse. Bien sûr, plus le sujet est symptomatique, plus il y a de zones atteintes dans ses voies aériennes supérieures et donc plus il y a de chance que son prélèvement soit positif. A l’inverse, le test RT-PCR détecte de l’ARN viral mais pas la capsule virale. Lorsque le virus meurt, il laisse sur place son ARN que l’on peut détecter donc et amplifier par RT-PCR. Ici le test est dit (abusivement également) « faussement positif » : il faut comprendre que malgré un test positif on peut ne pas être contagieux. (cf. Atkinson et al Lancet 2020 ; https://doi.org/10.1016/S0140-6736(20)30868-0)

Enfin on sait qu’il existe des formes asymptomatiques complètement (mais on ne sait pas si elles sont contagieuses ou pas) et des formes pré-symptomatiques (c’est-à-dire que la PCR est positive quelques jours avant les symptômes). Dans cette situation, on a pu documenter des cas de contagiosité. Pour le moment néanmoins, on doit souligner l’immense différence de contagiosité qui existe dès lors qu’on applique les mesures barrières et que l’on porte des équipements de protection individuels (EPI) (Heinzerling A et al MMWR 2020 https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6915e5.htm)

Pr Dominique Somme
Chef de pôle Anesthésie, SAMU, Urgences, Réanimations, Médecine Interne et Gériatrie,
Chef de service de Gériatrie,
UFR Médecine, Université de Rennes 1, UMR 6051 ARENES

Ce texte fait suite à une question posée par le Dr Eric Fossier (Lorient) et transmise aux élus de l’URPS ML de Bretagne.

Comprendre et prédire propagation de l’épidémie. Pourquoi il faut agir tout de suite?

  • Coronavirus: Why You Must Act Now ?
    Politicians, Community Leaders and Business Leaders: What Should You Do and When?
    10/03/2020, mise à jour 19/03/2010 – version originale en anglais.
  • Traduction française – 13/03/2020
    • Combien de cas de Coronavirus y aura-t-il dans votre ville/région?
    • Que va-t-il se passer quand ces cas apparaissent au grand jour?
    • Que devriez vous faire?
    • Quand?

Fiches d’hygiène

Pénurie de masques : les raisons d’un scandale d’état

Enquête | C’est une crise dans la crise sanitaire : en dix ans, la France a réduit considérablement son stock de masques de protection. Pour quelles raisons ?

Lisez l’article très complet de Benoît Collombat publié par France Culture. Cliquez ici.

Bill Gates en 2015...

En 2014, le monde a évité une terrible épidémie mondiale du virus Ebola grâce à des milliers de travailleurs de la santé désintéressés – plus, honnêtement, grâce à beaucoup chance. Avec du recul, nous savons ce que nous aurions dû faire mieux. Il est donc maintenant temps, suggère Bill Gates, de mettre toutes nos bonnes idées en pratique, de la planification de recherche de vaccins à la formation des agents de santé. Comme il le dit, « il n’y a pas lieu de paniquer… mais nous devons nous y mettre. »