Permettre une optimisation de l’activité médicale spécialisée

Depuis trente ans, le dispositif de rémunération n’a conduit qu’à la baisse des tarifs et à la fragmentation des actes, jusqu’à la saturation du système de soins. Tout au contraire, nous pensons que l’activité médicale spécialisée doit être mieux rémunérée et que nous devons avoir les moyens de nous organiser de manière plus efficiente, sans préjudice pour nos revenus.

La revalorisation de l’activité clinique, selon une hiérarchie simple à appliquer, est un point de départ essentiel de la réforme que nous attendons. L’expertise et le temps de réflexion sont les clés incontournables d’une amélioration de la pertinence des soins. Les algorithmes ne valent rien s’ils sont alimentés par des données fausses ou inconsistantes.

La rémunération des actes techniques doit également être mise à jour. La CCAM a été conçue dans les années 90 et mise en place en 2005. Contrairement aux promesses, elle est restée quasiment figée dans sa composition et sa valorisation.

Certains ajouts ont mis à mal le principe de neutralité qui était son fondement. La CCAM devait valoriser la part purement technique des actes. La part clinique a été délibérément occultée. AVENIR SPÉ réclame une correction de ces déviances.

Un acte clinique doit pouvoir être coté le même jour qu’un acte technique. Les actes techniques doivent pouvoir être regroupés sans préjudice de leur valorisation.

Cela conduira nécessairement à optimiser l’activité médicale spécialisée, à limiter les dépenses d’infrastructure médicale et administrative, les frais de déplacement, les arrêts de travail. Cela améliorera aussi la disponibilité des praticiens et réduira d’autant les délais d’attente.