Fédération nationale des médecins radiologuesEvolution du rôle des manipulateurs dans les centres d’imagerie

Les manipulateurs ont une activité encadrée par le décret n° 2016-1672 du 5 décembre 2016.

En radiologie, celle-ci est l’acquisition des images.

Depuis plusieurs années, un diplôme sanctionne une formation à l’échographie, très encadrée et durant deux ans. On peut citer, par exemple, le Diplôme Inter-Universitaire d’Echographie d’Acquisition (DIU EA) – Paris.

Les manipulateurs qui réussissent cette formation peuvent alors réaliser des échographies d’acquisition dans certains domaines uniquement et sous la responsabilité d’un radiologue. Ils doivent réaliser au moins 50% de leur activité en échographie.

D’autres « spécialisations » existent comme la radioprotection. Le manipulateur peut, là encore après une formation stricte, devenir PCR soit : personne compétente en radioprotection.

Des formations comme aide en radiologie interventionnelle donnent aussi des perspectives de carrière supplémentaire.

Un frein majeur à cette évolution existe : la pénurie dramatique en manipulateurs

Tous les centres d’imagerie sont en déficit de personnel manipulateur. Les écoles de manipulateurs ne forment pas assez de personnes.

Les hôpitaux ponctionnent des quotas importants. Ceci est tout de même paradoxal car la radiologie hospitalière ne représente que 30% de l’activité radiologique en France alors que le ratio de manipulateurs est de 70% à l’hôpital… Les mesures du récent Ségur de l’hôpital n’ont pas arrangé les choses.

Du fait de cette pénurie, il est donc difficile d’élargir l’activité des manipulateurs en poste : il faut déjà répondre aux besoins en radiologie diagnostique avant de pouvoir se diversifier.