Développer un syndicalisme interactif

Le syndicalisme médical est souvent perçu comme l’affaire d’une poignée d’initiés qui décident entre eux de ce qui est négociable avec l’Assurance Maladie dont ils sont quelque peu complices…

AVENIR SPE, seul syndicat exclusivement représentatif des spécialistes à exercice exclusif,  veut rompre avec la démarche « top down » et inciter les médecins spécialistes de terrain à faire connaître leurs opinions et leurs priorités. Ceci s’adresse particulièrement aux jeunes, que nous souhaitons voir s’impliquer davantage dans la défense et la promotion de leur exercice libéral.

La technologie nous permet de vous interroger rapidement et à moindres frais, pour orienter notre stratégie et évaluer le soutien dont nous pouvons nous prévaloir.

Enquêtes et sondages AVENIR SPE

LA PANDEMIE ET VOUS

1ère enquête participative d’AVENIR SPE – cliquez ici

Avenir Spé, premier syndicat représentatif de la médecine spécialisée, veut développer une démarche participative pour guider et renforcer l’action syndicale. Dans ce but, une première enquête en ligne, « La pandémie et vous » a été organisée du 3 au 19 juin. Notre objectif était de permettre une expression directe des médecins de terrain, sans prétention scientifique à ce stade.

Sept cent vingt réponses ont été recueillies. Le panel des répondant a été très large, puisque 33 sur 38 spécialités ont répondu, dont 52% de spécialités cliniques ou médicotechniques et un quart de spécialités de bloc opératoire.

L’exposition au coronavirus a été sentie comme modérée par 33 % des répondants et forte à très forte par 23 % de ceux-ci. L’infection s’est concrétisée chez 9% des répondants, dont 10 % ont dû être hospitalisés (un en réanimation).

90 % des médecins spécialistes ont eu une activité libérale durant le confinement : réponse présentielle aux urgences (50 %), téléconsultation (42 %), reprise sans attendre le déconfinement (22%) et même 21 % de poursuite d’une activité normale. Dix-sept pour cent ont eu une activité dédiée au COVID-19. Toutefois, les deux tiers des répondants ont eu une activité inférieure de 40% de la normale.

Après le déconfinement, la reprise en cabinet paraît favorable dans 2/3 des cas, ralentie par les mesures barrières dans un tiers des cas. La reprise en établissement est plus difficile, avec seulement 1/3 de réponses optimistes. 30 % déclarent un ralentissement lié aux mesures barrières, 25 % du fait des mesures administratives, 7 % en raison d’une baisse de la demande.

Un tiers des médecins spécialistes proches de la retraite souhaitent accélérer leur départ, mais 13 % pensent le retarder.

La dernière question portait sur les axes de travail à prioriser. Dans les trois premiers, figurent la lutte contre le harcèlement administratif, la valorisation de la démarche clinique, gage de pertinence et la découverte du libéral par les jeunes. Des priorités à concrétiser rapidement pour prévenir la désertification annoncée !

La pandémie et vous

Le questionnaire

Il porte sur votre vécu de la pandémie pendant le confinement et à la reprise de l’activité depuis le déconfinement. Il doit permettre de mieux vous connaître pour mieux vous défendre.

Le sondage comporte 20 questions en 5 pages : 

  • Votre exposition au COVID
  • Pendant le confinement
  • Votre reprise après le confinement
  • Votre avis sur les axes de travail que doit développer Avenir Spé
  • Pour terminer et mieux interpréter vos réponses, quelques questions sur votre profil

Le questionnaire s’adresse aux médecins spécialistes à titre individuel. Si vous exercez à plusieurs, chacun doit répondre au questionnaire séparément. On ne peut répondre au questionnaire qu’une fois.

Compléter le questionnaire prend moins de 10 mn.  Pour les questions en forme de réglette, il faut cliquer sur le curseur, même si vous le laissez à zéro, pour que la réponse soit validée

Participer et suivre les résultats :

  • Participer au sondage. On ne peut remplir le sondage qu’une fois. Dans un groupe, chaque médecin doit répondre séparément depuis un ordinateur différent.
  • Voir les résultats instantanés. Le mot de passe vous sera donné quand vous aurez participé au sondage. Vous pourrez ensuite en suivre l’évolution au fil des jours.

Sondages dans les verticalités

Enquêtes du SYFMER

Le profil des répondants confirme une démographie déséquilibrée vers les seniors (2/3 de plus de 60 ans). Les réponses aux questions ne montre cependant pas de rupture franche dans les exercices ni dans les appréciations. Les départs en retraite sont atténués par l’âge tardif de départ et les cumuls emploi-retraite. La difficulté à recruter remplaçants, collaborateurs et successeurs est importante, malgré la vague de jeunes MPR en fin de cursus DES. Le COVID a un impact économique sévère. Les aides ont été insuffisantes pour dégager un revenu et, même, pour couvrir les charges. Mais les MPR semblent prêts à faire preuve de résilience. Il faut réfléchir ensemble aux moyens de renforcer la MPR libérale par les cotations, la liberté tarifaire et la réorganisation de l’activité. Il est essentiel de mieux faire connaître le libéral aux jeunes.

Ophtalmologie

Double enquête  :

  • La situation dans les cabinets d’ophtalmologie deux semaines après la fin du confinement. L’activité qui s’était réduite à une portion congrue durant le confinement, repart progressivement, mais finalement assez rapidement.
    Les mesures barrières, jugées nécessaires, rassurantes, mais quand même
    contraignantes, empêchent de remonter à 100%. Cela s’améliore, plus de 40% des
    ophtalmologistes devraient avoir prochainement une activité d’au moins 80% de celle d’avant. Une part importante pense travailler plus.  La plupart des cabinets ont retrouvé l’ensemble de leur personnel et l’emploi dans les cabinets devrait être sauvegardé pour l’essentiel. Et ceci même si la grande majorité anticipe une réduction nette du chiffre d’affaires. Des mécanismes complémentaires de compensa.on financière sont demandés. Les conditions d’exercice s’améliorent avec des masques, des gants et des SHA plus faciles à se procurer, même si tout n’est pas réglé, notamment concernant les masques FFP2. – Il est encore trop tôt pour juger de l’importance réelle des délais de RDV. La situation est assez contrastée suivant les cabinets et les régions. Une part importante constate même une réduction des délais de RDV avec la reprise graduée. Certains patients semblent encore différer leur suivi. L’activité chirurgicale a nettement plus de mal à repartir, vu la persistance du plan blanc. Près d’1/3 des ophtalmologistes chirurgicaux n’avaient toujours pas d’activité 15 jours après le déconfinement. – Au moins 4% et jusqu’à 12% des ophtalmologistes sont susceptibles d’avoir contracté le Covid-19, ce qui confirme qu’il s’agissait d’une spécialité très exposée durant le maximum de l’épidémie.
  • Des propositions pour demain. Certains axes sont souhaités à plus de 50% par les répondants, et souvent encore plus par les moins de 50 ans : 1) Former plus d’Ophtalmologistes (81%). 2) Développer les stages d’internes en libéral (73%). 3) Continuer à développer l’équipe de soins orthoptistes – assistants médicaux autour de l’Ophtalmologiste (70%). 4) Développer encore les RDV en ligne (51%). 5) Généraliser l’e-prescription et les échanges sécurisés (50% des exprimés)
    Certains chantiers demanderont du temps pour s’affirmer complètement, mais bénéficient d’un socle assez important : 1) Le RNO (35%). 2) Les équipes de soins spécialisés (34%). 3) L’intelligence artificielle (31%)
    Des sujets entraînent peu d’adhésions : 1) La téléconsultation (12%), mais elle existera de fait vu l’évolution réglementaire et les pratques durant la pandémie Covid-19. 2) Les CPTS (14%). 3) Le RNM (21%), à redéfinir pour le rendre compatibles avec les protocoles organisationnels ?
    Il y a des oppositions nettes dont il faut tenir compte : 1) Les délégations supplémentaires vers les opticiens (83%). 2) Les centres de santé (84%)