L’union syndicale « AVENIR SPÉ – LE BLOC » officiellement admise aux élections URPS

Par arrêté du 2 novembre 2020, paru au Journal Officiel, l’union syndicale « AVENIR SPÉ – LE BLOC » fait officiellement partie des sept organisations admises à présenter des listes de candidats pour le renouvellement des membres des unions régionales de professionnels de santé dont le mandat se termine le 31 mai 2021.

Le dépôt des listes définitives se fera à partir du 31 décembre 2020 et s’achèvera le 20 janvier 2021.Les élections auront lieu du 31 mars au 7 avril 2021. Rappelons qu’il s’agit d’élections à la proportionnelle, le rang des candidats sur chaque liste influant sur les chances d’être élu.

Pour la première fois de l’histoire médicale, les médecins spécialistes à exercice exclusif et les spécialistes du bloc opératoire disposeront de listes communes de candidats dédiés à leur représentation directe et spécifique.

C’est une occasion unique de renouveler et rajeunir le paysage du syndicalisme médical. Déjà, de nombreux jeunes se sont manifestés spontanément. Une large place leur est réservée, aussi bien sur les listes que dans nos instances syndicales pour porter leurs aspirations et renforcer la dynamique professionnelle. Les anciens doivent se tenir prêts à les intégrer, à les former et à leur transmettre le flambeau dès qu’ils seront prêts.

Comment participer ? Il suffit de vous manifester par un simple mail à AVENIR SPÉ contact@syndicatavenirspe.fr ou avenir.spe@orange.fr. Nous vous donnerons la marche à suivre et vous orienterons vers le coordinateur pour votre région. La liste des coordinateurs sera prochainement publiée sur notre site.

Les élections aux URPS ont un double enjeu :

  • Un enjeu régional : les URPS sont les interlocuteurs directs des Agences Régionales de Santé. Les élus reçoivent, ainsi, un certain nombre d’informations en direct et peuvent soumettre leurs propositions ou leurs doléances aux ARS. C’est le lieu privilégié pour porter des projets de santé de tous ordres et pour faire connaître les actions menées sur le terrain.
  • Un enjeu national car les élections aux URPS déterminent la représentativité des syndicats nationaux aux yeux des pouvoirs publics et leur poids dans les négociations conventionnelles.

La commission électorale d’AVENIR SPE

  • Dr Benoît FEGER (ORL)
  • Dr Patrick GASSER (gastro-entérologue)
  • Dr Bruno SILBERMAN (radiologue)
  • Dr Bruno STACH (pneumologue)
  • Dr Vincent PRADEAU (cardiologue)

La liste des référents régionaux
Avenir Spé – Le Bloc

Pour connaître les coordonnées d’un référent de votre régions, vous pouvez adresser un mail à contact@syndicatavenirspe.fr

Des volontaires, adhérents à AVENIR SPE, peuvent encore se proposer pour compléter les équipes de référents et assurer la promotion des listes.

Le nombre de sièges par région

Ouverture d’un site internet dédié à la vérification des listes d’électeurs

Chaque électeur a la possibilité de vérifier les informations inscrites sur les listes électorales en se rendant sur le site internet ou en utilisant le QR code ci-dessous :

Les électeurs sont invités à vérifier les informations les concernant le plus rapidement possible afin de permettre un traitement optimal des réclamations Si des modifications sont nécessaires, les électeurs ont jusqu’au 31 décembre 2020 inclus pour faire une demande de rectification directement sur le site.

Cette action est l’assurance de pouvoir voter dans de bonnes conditions.

Les listes électorales définitives seront publiées le 5 janvier 2021.

Calendrier (corrigé) des élections

Planning des textes officiels

Pourquoi s’engager dans une liste aux élections URPS de sa région ? Témoignages

AVENIR SPE présentera des listes de candidats aux prochaines élections URPS. Nous devons susciter de nouvelles vocations pour renouveler et rajeunir les élus qui représenteront la médecine spécialisée. Certains peuvent s’interroger sur ce que représente un tel engagement. C’est pourquoi, nous commencerons ici par quelques témoignages vécus.

Eric CHEVALLIER – élu URPS

Etre élu URPS permet de constituer un réseau et d’être informé de ce qui se passe ou de ce qui ne se passe pas en échangeant avec les autres spécialistes. Cela permet de rencontrer des gens intéressants, de confronter les points de vue, des stratégies, etc. Mieux vaut aussi être présent pour représenter sa spécialité et éviter que des décisions soient prises pour vous sans le savoir à temps.

Benoît FEGER – Ancien président d’URPS

J’ai un parcours atypique car je me suis présenté pour la première fois aux élections en n’y connaissant rien de rien, si ça peut vous rassurer. J’y ai beaucoup appris, et aussi pris du plaisir !

Juste entré a la FMF à l’issue des coordinations de spécialistes de 2000, j’ai monté une liste de spécialistes pour la Bretagne. Pas facile, car il y avait plus de candidats a vouloir être en position non éligible que pour être réellement élus ! Finalement, nous emportons les élections en Bretagne et en décomptant nos postes, je m’aperçois qu’on peut dégager une majorité. Et en faisant le tour des profils avec les copains, ma candidature pour la présidence se profile !

Président sans avoir être élu auparavant donne un regard neuf sur l’outil URPS (URML à l’époque). Avec une vision plus politique, et pas seulement technique, sur les missions : une volonté de retour sur investissement pour les médecins libéraux qui «cotisent de force» pour une institution peu visible.

Il est important d’avoir une équipe performante d’employés de l’Union, pour bien préparer les dossiers, d’autant plus que votre exercice est a 250 km de la « capitale ». Nous avions la chance d’avoir comme directeur d’Union un médecin de santé publique. C’est plus difficile avec un autre profil qui ne connaît pas nos parcours professionnels et qui a une vision plus administrative que médicale.

Compte tenu de l’éloignement des élus, les réunions de bureau ou de commission se passaient en journée. Les moyens de l’Union permettent un dédommagement correct. On ne s’enrichit pas, mais on ne perd pas trop de plumes.

Autre impératif : il faut ouvrir les commissions à tous, même aux élus « d’opposition ». Toutes les bonnes volontés sont bienvenues et les échanges sont enrichis car non dogmatiques. Souvent, on s’aperçoit que les différences portent plus sur des détails que sur le fond des sujets.

Enfin, il y a toujours un risque d’épuisement des élus et faut éviter de se retrouver seul à conduire les travaux. Le travail doit être un travail d’équipe et le président juste le chef d’orchestre .

Aux élections suivantes, j’ai connu l’opposition – c’est moins drôle – puis de nouveau la majorité comme simple élu. Il faut savoir « descendre de charge » !

Bref, c’est une belle aventure médicale, institutionnelle et humaine !