Inégalité de traitement entre les médecins mobilisés dans les établissements de soins face au COVID-19

Communiqué de Presse

 Paris, le 20 Avril 2020

Dès les premières heures, les médecins spécialistes libéraux ont montré leur volonté d’être présents aux côtés de tous les Français. Aux côtés des hôpitaux publics, les cliniques privées et les praticiens libéraux se sont mobilisés dans le cadre du plan blanc dans toutes les régions.

Ils ont mis en place de nouvelles organisations, réinventé les parcours et les prises en charge, cela dans une atmosphère de pénurie de moyens de protection. Ils ont annulé toutes les hospitalisations, explorations ou interventions programmées.

Depuis, des centaines de médecins libéraux qui travaillent dans ces établissements, et, ce, quelle que soit leur spécialité, se sont portés volontaires pour prendre en charge les patients graves COVID+, en réanimation, soins critiques ou urgences. Ils assurent à tour de rôle des gardes de 12 heures. Ces gardes ne sont pas rémunérées car il n’existe pas de cotation à la nomenclature pour cet exercice exceptionnel de crise sanitaire.

A ce jour et après de multiples discussions sur le plan régional, il n’est toujours pas mis en place une indemnité financière qui est légitime pour le travail effectué reconnu par tous sur l’ensemble du territoire.

Le ministère de la Santé a refusé cette rémunération, sous prétexte d’une future compensation partielle de pertes d’activités au niveau national…qui peine à voir le jour !

La crise actuelle demande de mettre les préjugés de côté et de s’affranchir des réponses technocratiques. Ce grave manque de considération, pour une partie des médecins mobilisés en première ligne pour sauver des vies, est insultante !

Avenir Spé, qui représente les médecins spécialistes libéraux, en appelle au ministre de la Santé et au Premier ministre pour mettre un terme à cette vision blessante et faire en sorte que ces médecins libéraux soient eux aussi reconnus pour le travail qu’ils font chaque jour auprès des malades les plus graves depuis plus d’un mois, sans relâche.

Contact Média Avenir Spé

Dr. Patrick GASSER, Président

DGM Conseil