Syndicat des endocrinologuesLes équipes de soins spécialisées en endocrinologie diabétologie

Le patient diabétique de type 2 a besoin d’une équipe de médecins spécialistes autour de lui.

Si le dépistage de sa maladie repose sur son médecin généraliste, sa prise en charge thérapeutique vouée à une escalade inéluctable revient à son médecin spécialiste en diabétologie.

  • Aujourd’hui les progrès thérapeutiques sont majeurs et la maîtrise de cette actualité par les diabétologues permet de cibler, non pas seulement les glycémies, mais aussi le poids des patients par la prescription des analogues du glp1, leur fonction rénale par les sglt2, etc.
  • La prévention des complications cardiaques, le plus souvent silencieuses chez les patients diabétiques, nous incite à confier précocement nos patients au cardiologue et à l’angiologue.
  • Quant au dépistage de la rétinopathie, il s’impose annuellement auprès de l’ophtalmologue alors même que l’acuité visuelle du patient est encore intacte.

Bref, nos patients ont besoin d’une cohorte de spécialistes efficaces dans le but ultime de leur éviter les complications et les hospitalisations coûteuses.

Quel rôle pour les paramédicaux ?

Cette équipe pourra être renforcée par l’arrivée d’infirmières de pratique avancée qui pour l’instant travaillent dans les services hospitaliers où elles assurent la télésurveillance des glycémies des patients via des plateformes dédiées. Leur rôle pourrait compléter en ville l’activité des diabétologues, en particulier grâce à des séances d’éducation thérapeutique, à des conseils sur l’adaptation des doses d’insuline.

L’ESS idéale à vocation diabétologique saura s’entourer d’autres paramédicaux comme les podologues et les diététiciennes qui compléteront la prise en charge de nos patients.

Intérêt de la télémédecine

Le recours à la télémédecine via les plateformes spécifiques comme  Mydiabby ou  LibreView,  ont été largement utilisées pendant l’épidémie de COVID. Aujourd’hui, elles sont un atout dynamique, indispensable pour le suivi à distance des patients diabétiques de type 1 ou des femmes enceintes diabétiques ( idéalement tous les 15 jours).

Conclusion

L’avènement de ces nouvelles technologies nous a considérablement aidés pendant la période de pandémie et elles nous sont devenues aujourd’hui indispensables.

La formalisation et la reconnaissance des équipes de soins spécialisées, tant cliniques que techniques, serait une réponse opportune aux besoins de prise en charge de nos patients atteints de maladies chroniques.