Nouvelle Aquitaine : En finir avec le bashing anti-spécialistes libéraux

Mme Brigitte DORMONT, économiste de santé, écrit dans le Monde du 29 janvier 2021 « Parce que la dépense de la médecine de ville est incontrôlée, la rigueur budgétaire étreint les autres composantes du système de soins » ([1]), Que de mauvaise foi dans cette phrase, que de dogmatisme anti-libéral !

Le choc de la pandémie COVID doit faire porter un regard neuf sur le rôle de chacun

Il a mis en évidence les limites d’une administration hospitalocentriste et toute puissante. Les ARS ont prouvé ces limites en obligeant les médecins libéraux spécialistes, montés au « front » de la pandémie, à rester en inactivité forcée lors du 1er confinement !

Oui à la liberté d’entreprendre et de s’organiser

Le médecin spécialiste libéral est responsable de la mise à jour de ses connaissances, diagnostiques et thérapeutiques selon l’évolution de la science médicale. Il n’attend pas une éventuelle « re certification administrative » pour le faire !

L’innovation doit être rapidement accessible à l’exercice libéral qui peut en être le promoteur, comme dans le cas de la coelio-chirurgie. Tout patient qui le nécessite doit pouvoir en profiter. Cela passe par une accélération des processus de la HAS et par une cotation CCAM provisoire plus rapide.

Le médecin spécialiste libéral le fait à travers une entreprise médicale, dont il dont il doit assurer l’investissement et le fonctionnement technique et humain par un financement fondé sur sa production médicale valorisée par des honoraires et non sur des primes de ROSP et autres subventions. L’Assurance maladie étant incapable de financer correctement cette valorisation de l’activité médicale il est vital laisser tous les spécialistes facturer des compléments d’honoraires dans un Secteur 2 unifié et rénové.

L’entreprise médicale doit être défendue

Comme toute entreprise, elle irrigue son territoire. Il faut l’encourager à se développer pour lutter contre les déserts médicaux, au lieu de la dénigrer et de l’écraser par des contraintes réglementaires abusives.

Les spécialistes libéraux savent travailler en réseaux interdisciplinaires et multiprofessionnels. Ils savent tirer parti des outils modernes de communication et d’intelligence artificielle. Mais ces organisations doivent rester souples, pragmatiques, et ne pas être ces usines à gaz que les ARS veulent imposer.

L’Union AVENIR SPE – LE BLOC va s’installer durablement dans le paysage syndical.

Pas pour défendre un corporatisme du passé, mais pour construire ensemble l’avenir des spécialistes, de leur mission auprès des patients et dans tous les territoires.

C’est bien l’enjeu de ces élections professionnelles des URPS !

Dr Benoit FEGER
Candidat sur la liste AVENIR SPE – LE BLOC de Nouvelle Aquitaine

[1] https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/29/parce-que-la-depense-de-la-medecine-de-ville-est-incontrolee-la-rigueur-budgetaire-etreint-les-autres-composantes-du-systeme-de-soins_6068071_3232.html#xtor=AL-32280270

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