Anatomo-cyto-pathologieLes cytolecteurs indépendants : une délégation de tâche qui a mal tourné

Bien que les techniciens des laboratoires d’anatomo-cyto-pathologie (ACP) soient des salariés, il y a une grosse pression à l’Hôpital public pour déléguer de plus en plus de tâches et  créer de toutes pièces des techniciens de macroscopie ou des cyto lecteurs. De grosses structures internationales, appuyées par des groupes financiers, poussent également dans ce sens.

Cette délégation de tâche a plutôt bien fonctionné pendant un temps… Jusqu’à ce que l’on voie apparaître des « cyto lecteurs indépendants », c’est à dire des gens, formés dans des labos d’ACP, offrir leurs services de pré screening des frottis au plus offrant. De fait, ils se sont « ubérisés » eux-mêmes.

La qualité de la lecture, le nombre de frottis lus par jour et les conditions de travail sont alors hors contrôle. Mais les structures faisant appel à eux sont peu regardantes, seulement préoccupées par les économies de charges et la rentabilité.

Chacun semble y trouver son compte, dans une relation « gagnant-gagnant » comme il est coutume de dire. Mais tout ceci représente une régression pour l’image de la spécialité d’anatomo-cyto-pathologie et le service rendu aux patients.

Il y a moins de contrôles, plus d’erreurs avec autant de pertes de chances, ce qui est loin d’être anodin en cancérologie.

Au final, tout le monde y a perdu. Le frottis a été l’objet d’un bashing important, alors-même que depuis sa mise en place, le cancer du col de l’utérus a été réduit de moitié en 20 ans et ramené à la douzième place des cancers de la femme en France… Pas si mal, alors qu’il occupe encore la 7ème place en Europe.

Conséquence de cette baisse d’image, les autorités ont fait le choix du test HPV-HR en remplacement de l’examen cytologique pour les femmes de 30 à 65 ans, se référant à des pays où l’incidence du cancer était forte, ce qui n’était plus le cas en France.

Voilà un exemple de délégation de tâche qui a mal tourné. Au départ, il s’agissait de soulager certains médecins, qui n’ont pas su contrôler le processus. Puis la bombe a éclaté à la face de toute l’anatomo-cyto-pathologie.

Le problème avec les petits malins, c’est que tout le monde paie pour eux…

Anatomo-cyto-pathologieLes cytolecteurs indépendants : une délégation de tâche qui a mal tourné

Bien que les techniciens des laboratoires d’anatomo-cyto-pathologie (ACP) soient des salariés, il y a une grosse pression à l’Hôpital public pour déléguer de plus en plus de tâches et  créer de toutes pièces des techniciens de macroscopie ou des cyto lecteurs. De grosses structures internationales, appuyées par des groupes financiers, poussent également dans ce sens.

Cette délégation de tâche a plutôt bien fonctionné pendant un temps… Jusqu’à ce que l’on voie apparaître des « cyto lecteurs indépendants », c’est à dire des gens, formés dans des labos d’ACP, offrir leurs services de pré screening des frottis au plus offrant. De fait, ils se sont « ubérisés » eux-mêmes.

La qualité de la lecture, le nombre de frottis lus par jour et les conditions de travail sont alors hors contrôle. Mais les structures faisant appel à eux sont peu regardantes, seulement préoccupées par les économies de charges et la rentabilité.

Chacun semble y trouver son compte, dans une relation « gagnant-gagnant » comme il est coutume de dire. Mais tout ceci représente une régression pour l’image de la spécialité d’anatomo-cyto-pathologie et le service rendu aux patients.

Il y a moins de contrôles, plus d’erreurs avec autant de pertes de chances, ce qui est loin d’être anodin en cancérologie.

Au final, tout le monde y a perdu. Le frottis a été l’objet d’un bashing important, alors-même que depuis sa mise en place, le cancer du col de l’utérus a été réduit de moitié en 20 ans et ramené à la douzième place des cancers de la femme en France… Pas si mal, alors qu’il occupe encore la 7ème place en Europe.

Conséquence de cette baisse d’image, les autorités ont fait le choix du test HPV-HR en remplacement de l’examen cytologique pour les femmes de 30 à 65 ans, se référant à des pays où l’incidence du cancer était forte, ce qui n’était plus le cas en France.

Voilà un exemple de délégation de tâche qui a mal tourné. Au départ, il s’agissait de soulager certains médecins, qui n’ont pas su contrôler le processus. Puis la bombe a éclaté à la face de toute l’anatomo-cyto-pathologie.

Le problème avec les petits malins, c’est que tout le monde paie pour eux…