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Paris, le 24 avril 2020

Monsieur le Président de la République,

Face à la crise et en réponse à vos propos « nous sommes en guerre », tous les médecins de notre pays ont répondu aux attentes de la population et à celles exprimées par les responsables politiques.

Ils l’ont fait indépendamment de leur statut et ont su prouver en situation critique qu’ils étaient solidaires et complémentaires.

Dans le cadre de l’application du plan blanc de nombreux praticiens libéraux ont dû cesser toute activité en dehors de celles relevant de la prise en charge des patients atteints par le Covid et celle des urgences.

Les praticiens du secteur public et associatif vont bénéficier, pour la période, d’une garantie de ressources au même titre que les établissements où ils exercent.
Les établissements du secteur libéral seront également soutenus.

Les praticiens libéraux demandent que leur situation actuelle soit prise en compte sans tarder car, au-delà de leur problème personnel, ils ont à leur charge des salariés qu’ils doivent préserver.

Il serait opportun de prévoir une allocation correspondant à un douzième de leur activité 2019 par mois d’inactivité totale ou partielle liée à la crise sanitaire. Cette garantie de financement pourrait être diminuée des actes et consultations facturés. Ainsi ils feraient face à leurs charges sans recourir aux autres mécanismes d’aide mis en place par l’état.

Il n’y aurait ainsi pas d’écart de traitement entre les médecins en fonction de leur statut alors même qu’ils accomplissent des missions de même nature.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de notre haute considération.