Nous avons tous suivi l’évolution de la situation depuis le début en Chine. Nous pensions que l’on allait maîtriser l’expansion de ce virus, mais hélas, nous nous sommes trompés.

En trois mois, le virus a été transporté hors de son foyer d’origine vers d’autres horizons lointains dont l’Europe, l’Amérique et enfin l’Afrique. Nous avons oublié que le monde est un village planétaire et avec l’évolution technologique, un phénomène aussi mineur soit-il devient dans un laps de temps un phénomène mondial dû à la grande mobilité des personnes et biens.

Je tiens à vous féliciter pour le travail que vous accomplissez en temps que médecin dans cette crise. Que Dieu vous protège de tout danger. Merci beaucoup pour les recommandations. Nous en ferons bon usage et nous continuerons à sensibiliser les gens autour de nous.

Chez nous en Côte d’Ivoire, l’État a procédé d’abord à la fermeture des écoles et universités depuis deux semaines. Interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes, respect d’une distance de 1 mètre entre les personnes, fermeture des frontières, fermeture des restaurants etc. Au Burkina Faso c’est aussi pareil.

Nous en sommes pas encore au confinement mais cela est envisageable par région en fonction du nombre de cas. La difficulté de mise en quarantaine de la population réside dans le fait que plusieurs personnes vivent au jour le jour ici. Nombreux n’ont pas de revenus fixes. Tant qu’ils sortent pas travailler, ils n’ont rien à manger. 

  • On a plus d’une centaine de cas au Burkina Faso avec déjà 4 décès.
  • En Côte d’Ivoire on a 70 cas et zéro décès.

Mais on enregistre aussi des guérisons ce qui nous donne un peu d’espoir. Nous ne sommes pas vraiment préparés à faire face à cette épidémie. Notre système de santé est précaire. Nous croisons les doigts et nous nous tournons vers Dieu pour implorer son secours et sa grâce pour le monde entier.

Marcelline, étudiante à Abidjan