SNOF93 % des ophtalmologistes craignent pour la santé des yeux des Français

L’article 40 du PLFSS 2022 qui décide de l’ouverture de la primo-prescription aux orthoptistes en autonomie constitue pour la très grande majorité des spécialistes une menace pour la prise en charge des patients et le dépistage précoce des affections oculaires ou des troubles associés.

A la clé de cette démédicalisation ; des retards de diagnostic et l’augmentation de la gravité de pathologies ophtalmologiques silencieuses telles que le glaucome, la DMLA, le kératocône, la rétinopathie diabétique… Au regard de la formation reçue  par les orthoptistes, les ophtalmologistes, dans une écrasante majorité de 93% considèrent que la prescription des corrections doit rester  de la responsabilité du médecin seul et en priorité.

« Cet article 40 du projet de loi soumis au Parlement représente un véritable danger pour le parcours de soins en ophtalmologie » déclare le Dr Thierry Bour, président du SNOF.

Avenir Spé soutient  fortement le mouvement de contestation engagé dans un contexte de démantèlement programmé de la médecine libérale.

Les ophtalmologistes refusent la mise en danger de la santé des français et s’inquiètent du climat de méfiance généré par l’ article 40 du PLFSS 2022, entre eux et les orthoptistes. Cette érosion serait dommageable car les modalités de collaboration et travail aidé fonctionnent bien sur l’ensemble du territoire. Preuve en est : les trois-quarts des ophtalmologistes sont déjà en travail aidé et les délais de rendez-vous RDV baissent fortement depuis 2015. A tel point qu’ils devraient même disparaître dans les 3 ans avec les mesures déjà en place ou prévues avant ce texte.

Dans ce contexte ; 71% des ophtalmologistes pensent que le nombre des orthoptistes en formation devrait baisser.

Après une journée de grève vendredi, la réflexion sur la suite du mouvement est en cours pour peser sur les discussions à l’Assemblée. Avenir Spé sera aux cotés des professionnels pour porter leurs voix.