Les biologistes médicaux en général et, nous au Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux en particulier, accueillent l’arrêté de l’HAS du 7 mars 2020 positivement. En effet, les 4000 sites de laboratoire en France peuvent assurer un maillage territorial important dans la prise en charge des patients.

Dans le texte, je rajouterais donc éventuellement que, nous insistons sur l’importance du fait que les règles de la DGS selon lesquelles les patients symptomatiques et/ou suspects doivent rester chez eux soient respectées. En effet, les faire venir dans les laboratoires de ville ferait courir un risque inutile aux 500 000 patients qui s’y présentent chaque jour, en particulier aux patients sous chimiothérapie, immunodéprimés et fragiles que nous recevons chaque jour.

Ainsi, les tests diagnostiques pour ces prélèvements doivent en priorité être effectués au domicile des patients.

Par ailleurs, les recommandations du 4 mars de la société française d’hygiène hospitalière préconisent que les masques FFP2 soient réservés aux personnels soignants qui effectuent des gestes médicaux invasifs ou des manoeuvres au niveau de la sphère ORL. Or, le prélèvement pour le diagnostic du Covid-19 est un écouvillonage nasopharyngé. Ce type de prélèvement représente une manoeuvre au niveau de la sphère ORL. Nous demandons donc un accès au masque FFP2 afin de pouvoir réaliser ces prélèvements. Les biologistes médicaux ont été oubliéq dans le message mis en ligne le 2 mars par la DGS mais avec le nouvel arrêté HAS, nous allons d’autant plus avoir besoin de masques FFP2.

Une fois ces points solutionnés, les biologistes médicaux (et plus généralement, les médecins libéraux) sont prêts à répondre à la mission qui leur est confiée.

Dr Arthur CLEMENT